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 Pour qui sait l'apprécier, la provocation est une gourmandise | Lucy Mc Duth

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MessageSujet: Pour qui sait l'apprécier, la provocation est une gourmandise | Lucy Mc Duth   Mar 18 Aoû - 22:30


Pour qui sait l'apprécier, la provocation est une gourmandise.
▽ Preuve est faite que visages dévots et pieuses actions nous servent à enrober de sucre le Diable lui-même. 
Les soirées Selithiennes se ressemblent toutes vous diront les Cartésiens, et c'est un fait:  Il suffit d'en voir une pour toutes les connaître. A différentes échelles, les mondanités Cyfaliennes sont toutes régies par les mêmes codes: le protocole y est toujours les mêmes, poli à l'outrance, délicat à l'excès; les danses s'y ressemblent toutes, modèles de bienséance et de grâce. Les invités quant à eux sont tous plus courtois les uns que les autres, toujours désireux de vous inviter à votre tour, tentant de vous étouffer sous leurs abus d'hypocrisie, tandis que la nourriture y est toujours implacablement délicieuse. Tout y est parfait.
Les soirées Sélithiennes, tout comme sa cour et sa noblesse laissent toujours un arrière-goût de papier glacé. Comme quelque chose de faux. Tout y est propre. Parfait. Lisse. Il n'y a pas d'assassinat, aucun coup d'état, et si une guerre semble de préparer ici-bas, personne ne semble s'en soucier. Il faut sourire, il faut paraître, il faut danser. C'est ainsi à Selith où tout n'est que calme, douceur et délicatesse.
C'est ainsi à Selith, où tout n'est qu'ennui, hypocrisie et mensonge.

De là où tu te trouves, tu as une vue parfaite sur tout cela. Avachi plus qu'assis, verre en main, tu regardes la foule des convives comme on s’indiffère devant une basse-cour, chacun prenant bien soin de ne pas approcher ta royale personne sans y avoir été convié. Comme ils sont drôles, à la fois peu désireux de t'approcher toi et ton arrogance, tout en étant appâté par la Couronne et la possibilité de s'en approcher. Dans le fond, ils te méprisent tout autant que tu les détestes.
Hélas pour toi, tu es coincé ici, obligé de supporter leur présence, forcé et contraint de représenter ta chère sœur là où elle ne peut être. Pauvres hôtes quand on y pense, ils ont bien perdu au change : au lieu d'avoir l’héritière si parfaite de la couronne pour parer leur fête, ils se retrouvent avec un videur royal de bouteille en devenir. Comme c'est drôle! Tu t'en esclaffes un instant.
Eh bien! Autant faire honneur à ta réputation en reprenant un verre de ce vin, n'est-ce pas?

Tu n'aimes pas le vin Cyfalien. Trop fruité. Trop sucré. Une véritable sucrerie. Probablement l'aurais-tu apprécié si tu n'avais pas passé toute ta jeunesse à Sonnenstadt. Ils n'ont là-bas que des vins sec et puissant, comme eux. Rien qu'a cette pensée la nostalgie te prend, et l'académie vient à te manquer. Que ne donnerais-tu pas pour y retourner, n'est-ce pas? Tout, plutôt que ça. Mais non, te voilà de nouveau coincé dans cette vie que tu détestes. Tout ça pour quoi? Une sombre histoire d'alliance et de mariage. Bah! Tu reprends une gorgée de vin. Le plus tragique dans cette histoire est probablement le fait que tu ne peux même pas t'y opposer. Il n'y a rien à dire, rien à faire, hormis se soûler.
Comme il te tarde de n'être même plus capable de sentir le goût de ce vin...

Depuis combien de temps t'enivres-tu ainsi à la cour royale? Un mois, peut-être deux? Ton retour est récent et tes sorties tout autant. Tu as abandonné de mauvaise grâce l'uniforme militaire pour des ensembles toujours trop somptueux, n'offrant ni mobilité, ni confort, mais laissant deviner à tout le monde ici ton rôle de parure. C'est ainsi: il te faut être beau, et les costumes font partie de la mise en scène. Après tout, comment pourrais-tu jouer ton rôle sans les accessoires pour le faire? Et n'oublie pas de sourire.
L'ignorais-tu? Nous sommes à Selith pourtant, et à Selith tout le monde joue un rôle. Tout, leur sourire, ton insolence, leurs politesses, tout n'est rien de plus qu'une comédie, une mascarade dont il faut comprendre les règles pour ne pas finir englouti par tous ces nobles cupides aux regards de fauves. Des prédateurs déguisés en caniches! Tu joues un rôle comme tout le monde ici: Zéphire. L'arrogant et insupportable petit prince, celui que personne ne veut voir. Qui attire autant qu'il repousse. Qui plaît autant qu'il scandalise.
Tu t'en amuses. Tu t'en joues, mais surtout. Tu t'en caches.  

Est-ce pour cela que tu lui fais signe à l'instant même où tu remarques sa présence dans la grande salle de réception? Probablement. Dire que tu l’appréciais est peut-être un bien grand mot, après tout, tu n’apprenais que bien peu de monde hormis toi-même, mais Mc Duth t'intriguait. Ses manières, ses attitudes... Oui, il t’intéressait. Qui plus est, il te permettait de choquer la noblesse conservatrice pour un moindre effort, tout en te t'offrant une compagnie sommes toute plus intéressante que la moyenne, que pouvais-tu rêver de mieux? La bourgeoisie avait elle aussi le luxe d'attirer autant qu'elle repoussait, et c'est probablement pour cela que tu l’appréciais avec une ironie non feinte.
Sans prendre la peine de te redresser et levant ton verre pour seule salutation, tu pris la parole avant même qu'il ne puisse s'élancer dans quelques politesses que ce soit. Tu en avais cure.

«  Eh bien, voilà enfin quelque chose qui pourrait rendre cette soirée plus intéressante. Aucune salutation, aucun protocole. Les choses sont plus amusantes ainsi. L'ennui est ici accablant, j'espère que vous pourrez y remédier où je terminerais de me noyer dans ce verre pour de bon. Tu fis signe au serviteur t'étant dédié pour qu'il serve ton invité. En revanche, repris-tu après quelques instants en finissant ta gorgée, leur vin n'est pas mauvais... Si vous aimez tout ce qui est sucré à l'outrance. J'ai l'impression de boire une pâtisserie pour tout vous dire, c'est infect... Mais faute de grives on mange des merles. Finissant ton verre, tu fis signe pour qu'on te serve de nouveau. Quoi qu'il en soit, vous m'accompagneriez bien. »

Ce n'est pas une question, manifestement.
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MessageSujet: Re: Pour qui sait l'apprécier, la provocation est une gourmandise | Lucy Mc Duth   Sam 22 Aoû - 19:36


Jouons la Carte de la Provocation.
Feat Zephire Selith ▬ Acte II : Un Prince à Corrompre ?
Je venais de poser un pied hors du carrosse, aidant ma chère « épouse » à descendre, que je me retenais de rire à gorge déployée. Encore une soirée amusante en prévision. Ces humains…Ils sont si intriguant avec leurs jeux de Cour, leur paraître. Combien d’entre eux ai-je parfois vu se faufiler en catimini dans mon antre ? Il y a temps de jouets potentiels de réunit dans ces soirées, que je ne saurais lesquels croquer et corrompre pour mon amusement. Enfin, je dois dire que j’essaie de faire cela en douceur, une fois l’humain déjà tombé sans l’usage de mes pouvoirs…Je n’ai pas envie de me prendre la tête avec ce fichu Ordre. Même si cela serait amusant.

Alistair se tenait à mes côtés. Tiré à quatre épingles, je déposais ma main gantée sur son épaule. Un regard entendu, il pourrait se mêler aux autres enfants de la noblesse…et distiller en eux les graines d’idées vicieuses. Je savais que mon épouse parlerait chiffon de façon parfaite, et aurait le regard de quelles dames étaient à tenter habilement en tant que « Lucifer » plus tard.
Oui, les soirées mondaines sont notre terrain de jeu à nous, la « famille » Mc Duth. Et je m’en amuse par avance.

Alors, lorsque nous arrivâmes dans la salle de réception. Les nobles nous dédaignent, si ce n’est quelques-uns qui sont fiers de porter des atours fait avec les tissus de qualité que mon entreprise exporte en Cyfalen. Je salue quelque personne, et nous nous séparons : chacun ayant son rôle et ses loisirs. J’avouerai avoir aperçu un visage à la chevelure de blé. Mon « cœur » manqua un battement, à la petite pointe de satisfaction et de plaisir qui se dilua en moi. Il est donc présent ? Mon regard était pétillant lorsqu’il s’approcha…Et je n’écoutais et ne regardais plus mon interlocuteur.
Et là, sans un mot ni un signe, je me dirigeais vers cette proie que j’aimerai tant capturer et obtenir. Quel parfum a son Âme ? Quel vice l’habite ? Enfin, outre une passion certaine pour la boisson : une façon comme une autre de noyer l’ennui. Mais je ne permets pas que l’on s’ennuie en ma compagnie.

Les murmures se levaient soudainement, alors que j’arrivais près de lui. Arrivait à sa hauteur, j’avais le regard rieur. Révérence ? Au diable ! Je veux jouer avec cet être, et je ne suis pas de ceux qui l’entoure et l’ennui. Je le captive, autant qu’il m’intéresse. Je le sais, j’en joue. Et puis, être soi-même sans faux-semblants est assez plaisant en soi. Avant que je ne parle, son invitation me tira un léger rire. Je pris le verre que me proposait le serveur, sans lâcher du regard ce prince si étrange.


« Comme vous dîtes, il est trop fruité pour s’y noyer. Mais j’apprécie l’idée de l’ivresse…Si elle pétille. »

J’attrapais alors le serveur, et lui murmurais d’aller chercher une boisson plus festive. Glissant une pièce en catimini, seul le prince devrait le voir d’ailleurs. En fait, j’insinuais un peu de mon don pour qu’il se laisse aller à obéir à mon idée. Le tenter par l’argent…C’est plus « Avarice » que moi, mais j’ai une image de « gentleman » qui n’est pas trop « déviant » face à cette assemblée. Me positionnant aux côtés du Prince, j’ajoutais alors :

« Alors, beau Prince, quel défi avez-vous perdu pour vous retrouver ensevelit sous une pâtisserie diluée ? »

Alors que je terminais ma question, on revenait avec une bouteille de champagne de cru, et deux coupes. Le serveur s’en allant : les regards, visages outrés, venait se cacher derrière des mains, ou des éventails. J’aperçus le regard rieur de ma démone…alors que je m’amusais comme un enfant ! Les humains sont si divertissants ! Buvant une gorgée, je le regardais en coin : curieux.
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MessageSujet: Re: Pour qui sait l'apprécier, la provocation est une gourmandise | Lucy Mc Duth   Lun 24 Aoû - 4:58


Pour qui sait l'apprécier, la provocation est une gourmandise.
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Tu aimes bien trop ce jeu, Zephire. Tu y as pris goût trop vite, trop bien. Regarde à quel point leurs regards discrets, toujours trop choqués te plaît. Regarde comme leurs messes basses, qu'ils pensent discretes, te fait sourire. Et regarde-toi. Où s’arrête le rôle, où commence le prince? Tu n'en sais plus rien, et en vérité, tu ne cherches plus à le savoir. Tu te sais caché, et cela te suffit. Tout ce que souhaite à cet instant, c'est t'amuser plus encore.
Et Mc Duth peut t'y aider...

Son regard est rieur, tandis que le tien est interrogateur. Tu te demandes toujours s'il va oser aller plus loin encore que toi, et il le fait. Aucune salutation, aucune révérence. Certains iraient en prison pour moins que ça. Tu souris. Qu'il est bon d'avoir quelqu'un d'aussi sot que toi, n'est-ce pas? Oh, délicieuse provocation qui te chatouille le palais et excite les sens. Tu en ris légèrement: enfin de l'amusement.

L'ivresse pétillante? Intrigué, tu lèves un sourcil, le regardant alors corrompre un serveur en lui glissant une pièce. Tu n'es pas surpris, voyons. Ici, la corruption fait partie du jeu, tu le sais mieux que quiconque. À chacun ses armes, et l'arme la plus puissante des bourgeois, c'est l'or. C'est cette même arme qui explique leur présence de plus en plus forte à la cour, malgré la vive protestation de la noblesse grisonnante. Une guerre coûte chère, tout le monde le sait.
Qu'il est terrible d'avoir à ce point besoin de ce que l'on déteste...

À sa question, tu souris cependant, amer, tandis que ton verre semble se vider toujours plus vite. Tu as appris à boire parmi les soldats, il faudra bien plus qu'un bouteille pour te rendre ivre, hélas...

« Quel défi ai-je perdu? Celui de la naissance, il me semble, fais-tu mi-figue mi-raisin, avant de continuer sur le ton de la confidence amer, ne devenez jamais un noble Monsieur, où vous n'aurez plus d'autres choix que d'écouter votre femme, ce qui, ma foi, serait fort ennuyeux. La seule chose qui soit pire qu'une femme ayant le droit de parler et une femme ayant le devoir de le faire et s'y tenant.»

Naturellement, de la misogynie. Qui, hormis toi, oserait dénigrer les femmes dans leur propre monde? Probablement es-tu le mieux placé pour le faire, et le seul ne risquant rien en jouant à ce jeu. Tu es intouchable car proprement insignifiant. Tu n'as ni pouvoir, ni influence, et encore moins des partisans. Tu n'es qu'un pion.
Un pion avec une couronne.

« Regardez-les, fais-tu après quelques instant tandis qu'on te servait une coupe de champagne, ils vous insultent probablement déjà tous avec des mots de velours, et pourtant, ils tueraient tous pour être à votre place. C'est ridicule, et ce qui est le plus drôle, c'est qu'ils me détestent probablement autant que vous, pourtant. Tu bois une gorgée, puis une seconde. L'alcool est plus fort, et le sucre absent. Parfait. Je ne serais pas surpris qu'avant la fin de cette soirée, plusieurs d'entre eux incitent fortement leurs filles à faire connaissance avec votre fils. Tu fais alors tourner ta coupe entre tes doigts, songeur. Oui, ils se feront mielleux, polis et suaves, et quand même bien au fond, ils vous mépriseront pour votre naissance, pour votre absence de titre, soudainement, ils auront besoin de vous plus que quiconque. Vous comprenez, ils n'ont qu'une carte qui pourrait possiblement vous intéresser : leur titre. Le reste, vous l'avez. Alors, si vous veniez à en avoir un autrement que par le mariage, ils perdraient la partie. Il leur faut jouer vite et bien, ne sait-on jamais : et si la reine aussi finissait par trouver votre présence agréable? Tu ricanes, Quel drame, ce serait pour eux... Tu laisses alors tomber un peu ta tête, regardant ton interlocuteur en biais. Je suis lasse des jeux de la cour, trop simples, prévisibles. Ils sont prévisibles. Prenez les nobles, par exemple : ils adorent se draper dans leur supériorité, mais tenez les par leur héritage, et ils couineront comme des chiens bien dressés. Rien ne compte plus que leur sang, pas même leurs enfants...»

Oh Zephire, quelle amertume dans ta voix! Que de regrets, de rancœurs et de rage que tu noies dans cet excès d'alcool pour oublier qu'ils te rongent. As-tu conscience, au moins, que tu ne pourras te cacher éternellement dans le mensonge? Probablement. Alors tu te redresses, ton allure change sensiblement. Soudainement, tu redeviens confiant. Soudainement, tu redeviens souriant. Et encore une fois, tu reprends ton rôle, plaçant ton masque à la perfection.
Ta cacher, c'est encore ce que tu fais de mieux.

« Assez de sensibleries inutiles. Que venez-vous faire ici Mc Duth? Si les fêtes de Lady Delight sont fort charmantes, elle ne représente que peu d’intérêt pour le marchand que vous êtes, n'est-ce pas ? N'allez pas croire que je dénigre votre présence, au contraire, elle m'est forte agréable. Il est bon de voir des visages amicaux, mais j'ai parfaitement conscience que vous n'êtes pas homme à vous mêler aux mondanités pour faire bonne figure, je me trompe?»

Peut-être que oui, peut-être que tu te trompes, mais tu es sûr du contraire. Pire, tu le sens. Vous avez quelque chose l'un en l'autre qui trouve écho, qui se cherche. L'ennui, probablement.
Vous avez chacun soif de nouveautés...
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MessageSujet: Re: Pour qui sait l'apprécier, la provocation est une gourmandise | Lucy Mc Duth   Mer 26 Aoû - 10:38


Jouons la Carte de la Provocation.
Feat Zephire Selith ▬ Acte II : Un Prince à Corrompre ?
Je ne pus m’empêcher de rigoler à la raison de sa défaite. Avec un air moqueur, j’ajoutais alors sans le moindre enrobage. Sans le moindre « faux-semblant » : parfaitement naturel.

« Pour perdre dès la naissance, les habitants de Bhijosa diraient que vous avez hérité d’un très mauvais karma dans votre renaissance. »

Je buvais une gorgée, jetant un œil sur mon « épouse » alors que je dissipais une crainte tapis en lui :

« Il semblerait que j’ai choisi de façon approprié mon épouse alors : elle sait qui de nous deux dirige dans le foyer. Mais je vous rassure, ma place est bien plus amusante que celle de la Noblesse. Cela me grise de savoir l’emprise que je peux avoir sur eux, sans même être de leur si « luxueuse » et « prestigieuse » caste. »

J’avais accentué les notions de luxes et de prestiges, avec un ton clairement moqueur. Je faisais tourner l’alcool dans mon verre, alors qu’il m’invitait à détailler la foule à messe-basse. Que j’aimerai distiller tant de choses dans leur esprit. Ah…Il me serait si aisé d’avancer à travers eux, et de déverser ma corruption. De transformer ce bal en une orgie telle que je les aime. Mais un peu de contenance, même si cela me frustre, rend le jeu plus délectable. Faire durer l’attente, ne fais que croitre le désir. C’est après une longue période de frustration, qu’on savoure le plus la délicatesse d’un nectar.

J’observais avec un regard de prédation cette foule, l’écoutant. Son commentaire sur Alister me fit lever un sourcil : qu’ils tentent de l’obtenir, et il ravira l’âme de ces donzelles d’un rien. Mais bon, d’ici là, ils croiront qu’il a vieillit grâce à quelques subterfuges. Ma fidèle Âme Damnée.


« Comme dit, je méprise assez cette noblesse qui mange dans le creux de ma main, pour refuser d’y être fusionné. Mais je vous avouerai que si la Reine me trouvait à son goût, je me ferais une joie de la ravir. Non pour le prestige, mais bien pour mon amusement personnel. »

Me penchant vers lui, un air de joie, d’amusement certain sur mes traits « faux », j’ajoutais alors pour contrer l’amertume de ses dires :

« En espérant que cela ne vous choque de trop, Beau Prince. »

Mes mots étaient à double sens oui. Après tout, qu’elle s’intéresse à moi d’un point de vue politique et financier était ce qu’il insinuait. Mais je ne pouvais m’empêcher de détourner son propos de façon plus…lubrique. En sa présence, ma nature ressort plus aisément. Je veux son Âme, et il m’est ardu de maintenir un rôle pris dans les affres du désir.
Buvant une nouvelle gorgée, j’écoutais son interrogation légitime sur ma présence. Bonne figure hein ? Jetant un œil sur l’assemblée, terminant ma coupe que je déposais sur le premier plateau venu, j’éclairais sa lanterne mise en suspens.


« Je dirais que vous avez à la fois tort, et raison. J’ai une image à préserver, même si en votre présence elle s’étiole. Mais je ne manquerais une soirée de la noblesse difficilement : il est délectable de les voir me manger dans la main et m’inviter. Et puis, je peux trouver des sources d’amusement en cherchant bien…et des affaires délectables aussi. A chacun ses vices et ses travers : le mien est de m’amuser aux dépends des autres. »

En fait, le mien est de corrompre et de posséder. D’ailleurs, Lady Delight brûle déjà de désirs et organise d’autres types de soirée, depuis que j’ai distillé en elle l’opposé de son attitude traditionnellement prude. Elle est « cuite à point » pour sceller un pacte, et que je récupère un casse-croûte à sa mort prématurée. On vie rarement vieux, après m’avoir demandé un vœu…Sauf si j’ai un peu de « tendresse » pour la personne.

« Votre avis sur ma personne risque-t-elle de changer à présent que vous avez mes raisons ? » Soufflais-je donc, mon visage tournait vers le sien.

J’avais du mal à camoufler la lueur d’amusement, de convoitise, et de plaisir dans mes prunelles d’un profond saphir. Il est de compagnie des plus charmantes…Que j’aimerai savoir quel goût à une Âme de la Royauté de Cyfalen.

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MessageSujet: Re: Pour qui sait l'apprécier, la provocation est une gourmandise | Lucy Mc Duth   Ven 25 Sep - 15:08


Pour qui sait l'apprécier, la provocation est une gourmandise.
▽ Preuve est faite que visages dévots et pieuses actions nous servent à enrober de sucre le Diable lui-même. 
Tu lèves un sourcil au terme « Karma ». Encore un exotisme dont tu ne connais rien et dont tu ne souhaites rien connaître. Question de principe : pour être le plus détestable possible, autant se montrer fermé aux cultures autres que celles qui nous intéressent.
Le ton moqueur de son rire te laisse songeur, tandis que tu reprends une gorgée d'alcool. Avec les années, tu es devenu totalement imperméable à la moquerie au point de ne même plus les relever. Tu es fier, certes, mais pas idiot au point de te battre contre des moulins : qu'importent tes réactions, cela ne les empêchera pas de continuer dans ton dos. Mc Duth avait au moins le luxe de le faire devant toi. Et puis lui, au moins, riait d'une réalité. Un soupir t'échappe.
Plus les années passent, et plus ce jeu te lasse.

Ton interlocuteur avoua apprécier la position étant la sienne, en tirant un maximum de pouvoir sur la noblesse qui ne perdait pas une occasion de le soudoyer tout en le méprisant. Un véritable jeu de masques. A cette nouvelle encore une fois, tu laisses en silence, levant juste un sourcil, tandis qu'un léger rictus apparaît sur tes lèvres. Le pouvoir était souvent à double tranchant, surtout quand il s'exerçait par un système d'offre et de convoitise. Généralement, il suffisait d'un seul faux pas pour que la balance change de sens et que les forces s'inversent, comme l'avait à de nombreuses reprises prouvé l'histoire humaine.
Un des seuls sujets qui avait su te passionner dans ton enfance. Tu as toujours eu un goût prononcé pour le passé. Probablement y cherches-tu quelque chose de familier.
Quelque chose qui t'y ressemble...

« Prenez garde mon ami, de prédateur à proie, il n'y a qu'un pas... »

Ce n'est pas un avertissement, juste un conseil, tandis que ta coupe tourne entre tes doigts. Tu joues avec, comme tu joues avec cette foule. Tu as beau répugner le fait d'être un Cyfalien, tu ne peux pourtant aucunement le nier : à Selith, il n'y a qu'Aurora pour rivaliser au jeu des masques.
N'est-ce pas fatiguant, à force?

Le fait qu'il refuse de faire partie de la noblesse te surprend. Tu n'arrives pas à dire où s’arrête le mensonge et où commence la vérité, avec lui. C'est rare, mais cela arrive : il fait partie de ces gens qui restent un mystère pour toi. C'est probablement pour cela qu'il te fascine autant.
Cependant la remarque sur ta mère te fait tiquer. Entendons-nous bien : il t'est égal que la reine est de l’intérêt pour quiconque, voilà bien longtemps que tu ne t'associes plus aux affaires de la couronne. En revanche, tu crains surtout qu'il s'attaque à plus fort que lui. Ils se font tous avoir, oubliant que derrière ses sourires et ses compliments, la reine n'est rien de plus qu'un python lové dans un nid de serpent.
Il se penche vers toi, les traits pleins d'un amusement auquel tu pourrais croire, si tu n'avais pas grandi, toi aussi, entouré de serpents. Avec un rictus, tu hausses des épaules, faisant signe pour qu'on te resserve. Ta descente d'alcool reste vertigineuse. Peu te suivent sur cette voie...

«N'ayez crainte, je n'ai rien d'une créature farouche. Mais la reine est un poisson délicat, cachant des filets sous ses nageoires hypnotiques. Un poison mielleux. Quand vous penserez la tenir, c'est elle qui vous mangera, et vous finirez comme la plupart des nobles, pendus à ses lèvres et craignant de perdre ses faveurs et votre fortune. Ce qu'elle crée, elle peut tout autant le détruire. Croyez-moi, vous finiriez par regretter son intérêt. On le regrette toujours... »

S'il y a une connotation sexuelle dans ses paroles, tu refuses de la voir. Si tu as bien des défauts et plus d'un vice, l'inceste ne t'a cependant jamais tenté. Comment pourrais-tu éprouver un quelconque désir pour des créatures aussi castratrices? Cette idée t'arrache un frisson que tu t'empresses de cacher en avalant ta coupe d'une traite.
A cette vitesse, votre bouteille ne tiendra pas plus d'une minute...

De savoir qu'en ta présence, son image se perd, s’effiloche, t'amuse. Fort bien, encore quelqu'un pour qui ton influence est néfaste. Pour peu, tu prendrais presque cela comme un compliment, et le rictus qui apparaît alors sur tes lèvres le laissent croire. Tu apprécies l'image que tu t'es forgé, elle est ta meilleure alliée quand il s'agit de se cacher. Cependant, si tu comprends sa fascination de les voir ainsi s’agglutiner autour de lui pour avoir ses faveurs, tu fronces légèrement les sourcils devant cette... Envie, que tu sens en lui. Il les convoite, mais tu n'arrives pas réellement à comprendre pourquoi, ou "comment". Il les veut et étrangement, cela te met mal à l'aise, tout comme le regard qu'il te lance en te posant sa question.
N'ai crainte, ce n'est rien de plus que ton instinct de survie qui se manifeste enfin...

« Mon avis? Bien rare s'y intéresse pourtant. Sachez qu'il n'en ait rien. Allons, je suis un "prince renégat", comment pourrais-je juger quiconque s'amuser des vices des autres? Il faudrait être bien sot pour voir en tout homme le disciple d'Eraziel. À ses paroles, tu reprends d'ailleurs une gorgée, te faisant songeur. La lumière se fait rare de nos jours, et les nuits se promettent toutes plus sombres. Si nous ne pouvons éclairer nos chemins, alors apprivoisons les ténèbres... »

Cela ne te ressemble pas. Il est rare que tu laisses paraître plus que ton masque. Il est rare que tu laisses paraître tes pensées, et pourtant... Tes yeux tombent sur tes mains, que tu regardes, agacé. Tu n'as pourtant rien fait disparaître depuis des semaines, tu devrais être fier, et pourtant... Tu le sens, n'est-ce pas? Cette chose qui gratte, qui grandis en toi. Elle te ronge, te mange. Elle veut éclater.
C'est pour bientôt, prépare-toi...
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