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 "Quand on est idiot, on plante des carottes, on ne s'occupe pas de sécurité !" (PV Markart K.)

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MessageSujet: "Quand on est idiot, on plante des carottes, on ne s'occupe pas de sécurité !" (PV Markart K.)   Lun 28 Sep - 0:34

c'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière.

ft. Markart Krulgor
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Un coup dans l'air, qui vient atterrir contre une cible. Souffle maîtrisé, chair qui gonfle, sous l'effort. Un autre encore. Mouvement répété, appris par cœur. Cible qui s'use, encore et encore. Tout ne semble être qu'une répétition. Il déteste ça, au fond.

Une nuit sans lune, sans lumière. Tu te tournes encore et encore, dans les draps trop soyeux. Tu demandes souvent à ce qu'ils les changent, en prennent des moins luxueux... Mais on n'écoute pas tes paroles. Tu es un noble, tu te dois de dormir dans des beaux draps. Et encore, c'est la moins bonne qualité qu'on peut t'offrir. Tu grognes, fixe le plafond dont tu ne peux que deviner les traits. Chaque minute passée dans ce lit est une torture. Une torture sans fin. Autre grognement. La tension monte, dans tes veines. Tu hais ce pays. Ces habitants. Ces femmes. Tu voudrais tant partir, revenir dans ton pays à toi, à tes racines. Ton cousin même pourrait presque te manquer, si tu n'étais pas là par sa faute. Tu portes une main à tes dents, pour en ronger les ongles, quelques instants, avant de la laisser retomber... Tu ne peux même pas faire cela en paix... Tu en connais une qui te ferait des remontrances, si jamais tes doigts n'étaient pas propres et sains...
On peut entendre un autre grognement dans la nuit.

Et puis, dans un dernier râle, tu décides d'éloigner les draps de toi, décide d'abandonner la partie. Tu as été vaincu. Frustré, énervé, excédé. Tout ce qui peut être en "-é", en somme. Assis au bord du lit, les tempes entre les mains, tu réfléchis. Ta maisonnée dort, personne pour faire un thé spontanément... Et ce n'est pas si mal, au final. Tu n'as pas envie qu'on puisse te voir ainsi. Tu te relèves, dans un soupir, pour allumer un feu. Quitte à fixer quelque chose, autant pouvoir en voir plus que de vagues formes. Mais même face à celui-ci, qui s'allume timidement, tes émotions ne redescendent pas. Elles restent, persistante. Le mécontentement reste... Tournant la tête, tu observes la chambre. Sur les carreaux, on peut voir l'emblème du pays, ce soleil si spécifique... Depuis que tu es ici, tu hais le soleil.
Tu prends place à ton bureau, observes les papiers dessus, à moitié avachi sur ta chaise ouvragée. Il y aurait tant à faire... Mais la paperasse ne t'intéresse pas. Rien ne te fait envie, à l'instant... Du moins, rien qui ne soit sous tes yeux. Le regard en l'air, tu effaces aussitôt cette pensée de ton esprit. Pas la peine de se frustrer davantage, n'est-ce pas ? Puis enfin, tes yeux se posent sur ton arme d'apparat. Tu grinces des dents, te caresses la gorge par réflexe. Un nom de plus à noter sur la longue liste de ce que tu exècres. Mais au moins a-t-elle le mérite de faire germer dans ton esprit une idée. Le sommeil ne venant pas à toi... Pourquoi n'irais-tu pas le provoquer ? Tu te relèves, t'habilles un peu plus, jette un manteau sur tes épaules, avant de te sortir de tes appartements.

Les lieux sont vides. Tu as bien entendu croisé quelques serviteurs qui murmuraient quelques mètres après ton passage, mais tu n'as pas fait réellement attention. Ils n'étaient rien, face à ton besoin de te défouler. Et ce n'était pas sur eux, que tu voulais déchaîner ta colère. Une cour intérieure reçoit l'écho de tes pas. Elle est adaptée pour les soldats et la garde. Plus discrète qu'une salle, personne ne s'aventure ici la nuit. Sauf toi, visiblement. Tu laisses tomber le manteau quelque part, attrape une arme présente sur les lieux, prend position... Le premier coup est porté, avec force et hargne. Suivi très vite du second. Toute une série, à vrai dire. Le souffle plus court qu'à l'arrivée, tu dois prendre sur toi, doit entendre raison pour reprendre plus doucement la suite. Il ne s'agirait pas de s'épuiser juste physiquement. Cela n'aurait aucun sens, autrement.

Ainsi, te voilà à user ton mental, contre la cible, morte mille fois. Tu travailles encore et encore tes mouvements. Cela ne sert à rien, après plus de vingt ans... Mais il ne faudrait pas oublier un seul d'entre eux. Parfois, sur un champ de bataille, un oubli peut équivaloir à une mort. Tu ne le sais que trop bien. Tu te rappelles de tes batailles passées... Un mouvement, puis un autre, encore et encore...



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MessageSujet: Re: "Quand on est idiot, on plante des carottes, on ne s'occupe pas de sécurité !" (PV Markart K.)   Sam 3 Oct - 23:42

Bouaaaargh. Mais pourquoi l'Ordre m'a t'il envoyé ici? Il ne se passe rien ces derniers temps. Deux assassins en un mois, et même pas une joute officielle. Mais qu'est ce que je viens foutre dans un pays de pacifistes. Barf.

Et puis je suis où moi? Ah oui. Bon. Qu'elle est longue s'te ronde par les Ancêtres. Je me suis farci tout le chemin de ronde, botté le cul à trois gardes qui dormaient, pillé une bouteille aux cuisines, effrayé deux servantes. Une soirée assez basique en somme. Pfff. L'ennui ça file un sale goût au vin. Je me balade tranquillement. Tranquillement... Rha! Mais qu'est ce qu'on s'emmerde dans ce luxe beaucoup trop guindé. Et puis y'a rien à bouffer, que des pauvres bêtes qui n'ont rien demandé et qui se font abattre sans sommation. Barf. Je chasse de temps en temps au moins. Mais là c'est pesant. Y'a rien de bien intéressant à faire. Et puis je n'ai pas le droit de faire l'entraînement des gardes. C'est pénible.

Tien, je vais aller faire un tour du côté des pistes d'entraînement. J'y entends des bruits. Je marche assez doucement, retenant mes haches pour qu'elles ne fassent pas trop de bruit. Pas envie de trop ressembler à une cuisine ambulante non plus. La nuit est belle quand même.

Oh? Quelqu'un? Mais c'est qu'il a l'air doué en plus. Bruns, des cicatrices, cheveux pas très longs. Plutôt grand pour un humain. J'aime bien comment il bouge. Une feinte, une fente, un changement de main, une botte. Mais il est pas mal du tout le corniaud.
Me dit quelque chose... bouarf. Qu'importe. En tous cas il doit avoir du mal à dormir pour faire des mouvements qui dépensent autant d'énergie. Il doit avoir envie de s'épuiser. Je vais lui en donner moi. Je vide ma bouteille. Le jour où les humains feront des bouteilles qui peuvent me rendre ne serait ce que pompette, je serais heureux. Là ça me donne juste un peu chaud au ventre.

"Heeeey, toi là, tu dors pas?" Question bête s'il en est mais je ne suis pas d'humeur à faire dans le détail.
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MessageSujet: Re: "Quand on est idiot, on plante des carottes, on ne s'occupe pas de sécurité !" (PV Markart K.)   Mar 6 Oct - 23:05

c'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière.

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Un coup qui entaille aussi bien le bois que la chair. Il est porté avec force, avec rage. Il est destiné à tuer. Comme tous les autres, en fait. Tu ne sais pas faire autre chose de ta vie. Mais c'est normal, c'est ainsi qu'on t'as appris à faire. Et puis, tu t'en fiches bien, pour le coup. T'as pas de morale, pour ça. C'est comme ça. Quand il faut tuer, tu le fais, sans te poser la moindre question. Votre monde exige ce sacrifice soi-même sans que vous puissiez en avoir conscience. Tu transpires déjà un peu, évacuant tes pensées en même temps que ta peau commence à perler. Puis une voix, qui te sort de ton monde. On te ramène de force à Selith. Tu grimaces un peu, sur le coup. Tu ralentis enfin, te remet droit comme un I avant de te retourner en grognant.

" - Veuillez vous adresser à moi autrement."

Tu finis de te retourner, prêt à jeter un regard noir à celui qui dérange. Mais enfin, tes yeux perçants tombe sur la grande montagne. Tu la reconnais immédiatement. Un des gardes de la reine, lui-même. Tu grimaces un peu plus, pas franchement ravi de tomber sur lui. Toi qui venais pour fuir le royaume, voilà qu'il venait de se rappeler un peu plus. Ton bras reste tendu, l'arme toujours en main. Ton torse se soulève légèrement, reprenant petit à petit un rythme convenable. Avec ton bras libre, tu viens essuyer la sueur de ton front d'un revers de main. Tu le détailles, observe les haches à ses hanches.

"- Vous êtes très observateur, pour remarquer ce détail. Je suppose pour ma part que vous êtes de ronde."

Il n'y avait que peu de place au doute, vu les circonstances. Il n'y avait que toi d'assez bête pour venir t'aventurer ici de nuit plutôt que de rester dans les draps. Tu essayes vaguement de te souvenir de son nom, mais il y en a déjà tant à la cour qu'il faut retenir que tu ne t'es pas tant vraiment soucié du sien. Malgré ses airs d'Yggdrasil, tu préférerais encore retenir son nom à lui plutôt que celui des autres nobliards. T'as toujours été plus soldat que noble. Tu l'avise de nouveau, réfléchissant à toute vitesse. Puis, tu ramènes l'épée vers toi, le regardant toujours.

"- Des passes ? Vous serez sans doute bien meilleur que ce vulgaire pantin."

Autrement, la reine aurait bien des soucis à se faire, si elle était entouré d'un peu plus d'idiots et d'incapables que prévus. Tu fais partie des idiots, qui en plus ne font pas d'efforts pour s'intéresser à ce qui pourrait les aider un peu à évoluer. Non, tu te contentes de rester hermétique à leurs demandes. Tu n'es pas là pour ça, après tout. Une vraie tête de mule, en somme. Mais dans ta tête, ça permet de garder ta fierté intacte. Celle de l'homme, du soldat.

"- Pas la peine de faire semblant. Si du sang doit couler, alors soit. Je ne retiendrais pas moi-même mes coups."

Qu'est-ce qu'un combat sans un peu de sang à terre ? Tu n'en as aucune idée. Tu te prépares déjà à devoir te justifier auprès d'une certaine demoiselle, en rentrant. Tu n'as aucune idée de son nom et te voilà déjà prêt à te mettre en garde, prêt à frapper, à l'entailler, à souffrir, toi aussi.
Ta stupidité n'a d'égale que ta rage, ce soir.



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MessageSujet: Re: "Quand on est idiot, on plante des carottes, on ne s'occupe pas de sécurité !" (PV Markart K.)   Lun 12 Oct - 19:28

Je le vois qui se redresse.
" - Veuillez vous adresser à moi autrement."
Ooooh, mais c'est qu'il s'excite le petiot. Pas d'humeur à ça moi. Je le regarde droit dans les yeux. Deux yeux jaunes. Plutôt jolis. Cela me ferait deuil de les abîmer tien. Un peu en tous cas. Oh mais tien. Ce serait pas... je crois que je l'ai vu. Peut être bien à la cour? Pas un serviteur en tous cas. Pas un garde de base non plus. Je l'ai vu bouger.

Et voilà qu'il tend son épée vers moi et me provoque à des échanges de coups.

"Vous êtes sûr? Je ne voudrais pas trop vous amocher tout de même mon bon Monsieur."
Il sait tenir son épée ça s'est sûr. Mais il est... nerveux? Tendu? Enervé peut être? Bah, je le serais aussi si j'étais astreins à taper sur un mannequin de bois. C'est normal. Ce n'est pas drôle.

Il me dit que voir couler le sang lui importe peu.

"Vrai? Vrai de vrai? Vous êtes sûr? Hoho"

Mon visage se tord, un sourire presque dément me déforme les traits, mes yeux sont exorbités par la tension de mes muscles d'orc sous mon déguisement d'humain.  Voilà trop longtemps que je n'ai pas pu me défouler. il tend son épée mais je m'en moque. Il tend son épée mais je ne vois aucun danger à ça. Je vois son épée, et je me précipite dessus, sans mot dire, toujours le sourire aux lèvres, je frappe le plat de la lame de mes gantelets de cuir clouté, une fois, deux fois, trois fois et lui décoche un coup de botte, vers son estomac. Peut être réagira t'il, mais je m'en moque. Peut être frappera t'il ma tête, mais je m'en moque. Je tenterai de dévier ses coups. Et puis c'est pas un coup d'épée qui va me tuer.
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